Simulateur historique et Monte-Carlo

Simulateur de retraite avec données historiques

Testez votre plan de retraits face à 98 ans de marchés réels et des milliers de scénarios de Monte-Carlo. Tout est calculé dans votre navigateur.

Méthode
Options avancées : pension, règle de dépense et réserve de liquidités
Règle de dépense

Probabilité que l’argent dure

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Fourchette 10 %-90 % du patrimoine final : --

Évolution du patrimoine en euros d’aujourd’hui

Fourchette 10 %-90 %
Médiane

Données : Aswath Damodaran (NYU Stern), rendements annuels 1928-2025 du S&P 500 dividendes inclus, des obligations du Trésor américain à 10 ans et de l’inflation (IPC). Calculs en termes réels.

Intégrez ce simulateur à votre site

Gratuit, sans publicité et sans inscription. Collez ce code dans votre site ou blog ; le simulateur fonctionne dans le navigateur de vos lecteurs et ne conserve aucune donnée.

Ce que fait ce simulateur

Il répond à une question précise : si vous partez à la retraite avec un patrimoine et retirez chaque année le même montant en euros d’aujourd’hui, combien de fois l’argent aurait-il duré jusqu’au bout ? Il le vérifie de deux façons, que vous pouvez alterner avec le sélecteur de méthode.

  • Historique. Rejoue votre plan en démarrant chaque année depuis 1928, jusqu’à la dernière qui couvre l’horizon choisi. Sur 30 ans, cela représente 69 périodes réelles, dont 1929, l’inflation des années 1970 et 2008.
  • Monte-Carlo. Génère 5 000 retraites possibles en tirant au hasard des années historiques complètes (actions, obligations et inflation de la même année, pour conserver leurs liens). Il explore ainsi des combinaisons qui ne se sont pas produites dans cet ordre.

Comment le calcul est fait

Chaque année, la dépense est retirée en début d’année et le reste obtient le rendement d’un portefeuille rééquilibré selon votre répartition actions/obligations, moins les frais. Nous retirons ensuite l’inflation de l’année : tout reste en euros d’aujourd’hui et la dépense garde son pouvoir d’achat. Si le patrimoine ne couvre pas la dépense d’une année, le scénario compte comme un échec.

Ce que montrent les résultats

Avec 1 000 000 €, 40 000 € de dépenses annuelles (4 %), un portefeuille 60/40, 30 ans et sans frais, l’argent aurait duré dans 94 % des périodes historiques et dans environ 91 % des scénarios de Monte-Carlo. Les départs de 1965, 1966, 1968 et 1969 ont échoué ; le pire a été 1966, lorsque l’argent s’est épuisé la 26e année. Le taux maximal sans échec était alors de 3,7 %. Montez les frais à 1 % et observez la baisse de la probabilité : les frais comptent autant que le taux de retrait.

Options avancées

  • Pension de retraite. Indiquez la pension annuelle attendue, en euros d’aujourd’hui, et dans combien d’années vous la toucherez. À partir de cette année-là, seule la partie des dépenses que la pension ne couvre pas est retirée du portefeuille.
  • Règle de dépense avec garde-fous. À partir de la deuxième année, si votre taux de retrait dépasse de plus de 20 % le taux initial (parce que le portefeuille a baissé), la dépense diminue de 10 % ; s’il lui est inférieur de plus de 20 %, elle augmente de 10 %. La dépense ne descend jamais sous le minimum choisi : si le portefeuille ne peut même pas le payer, le scénario compte comme un échec. C’est une version simplifiée de la règle de Guyton et Klinger.
  • Réserve de liquidités. Ce nombre d’années de la dépense initiale est placé en bons du Trésor à 3 mois. Après une année de baisse du portefeuille, la dépense est prise dans la réserve ; les autres années, elle est prise dans le portefeuille et la réserve est reconstituée. La répartition actions/obligations s’applique au reste.

Avec 1 000 000 €, 45 000 € de dépenses (4,5 %), un portefeuille 60/40 et 40 ans, la dépense fixe a tenu dans 68 % des périodes historiques. Avec des garde-fous et un plancher de 80 % de la dépense, elle a tenu dans 90 %. Une réserve de 3 ans l’a en revanche fait baisser à 56 % : l’argent placé en liquidités a moins rapporté que ce qu’il a fait gagner en évitant de vendre après les mauvaises années.

Limites à connaître

  • Données américaines en dollars. C’est la série publique la plus longue et la plus fiable, mais un investisseur européen fait face à une autre inflation, une autre devise et une autre fiscalité. Les marchés américains ont été parmi les meilleurs du XXe siècle : les résultats peuvent être optimistes pour d’autres pays.
  • Sans fiscalité. Les dépenses s’entendent avant impôt sur les cessions.
  • Règles simplifiées. La pension est un montant fixe en euros d’aujourd’hui et les garde-fous suivent toujours la même règle. Dans la vraie vie, les ajustements sont moins mécaniques.
  • Le passé ne garantit pas l’avenir. C’est un outil pédagogique, pas un conseil en investissement.

Si votre retraite peut durer 40 ou 50 ans, consultez notre étude sur le taux de retrait sûr pour les longues retraites. Formules, hypothèses et source des données sont détaillées dans notre méthodologie. Pour calculer le capital à réunir, utilisez le simulateur de la règle des 4 %.

Questions fréquentes

Quelle différence entre le mode historique et le mode Monte-Carlo ?
Le mode historique rejoue exactement ce qui s’est passé dans chaque période réelle depuis 1928, avec l’ordre réel des bonnes et mauvaises années. Le Monte-Carlo construit 5 000 trajectoires en combinant au hasard des années historiques complètes, ce qui montre des séquences plausibles qui ne se sont pas produites. Si les deux concordent, la conclusion est plus solide.
Pourquoi des données américaines si j’investis depuis l’Europe ?
C’est la série publique la plus longue et la plus homogène, avec près d’un siècle d’actions, d’obligations et d’inflation. Elle permet de comprendre le risque de séquence et le rôle du taux de retrait, mais restez prudent : un taux un peu plus bas compense le fait que d’autres marchés ont moins rapporté.
Quel taux de réussite est suffisant ?
Il n’existe pas de chiffre universel. Beaucoup de planificateurs visent 90 %-95 % et gardent la possibilité de réduire leurs dépenses si les premières années sont mauvaises. Un taux de 100 % signifie souvent avoir épargné plus que nécessaire dans la plupart des scénarios.
Conservez-vous les montants saisis ?
Non. Le simulateur fonctionne dans votre navigateur et les montants ne sont envoyés à aucun serveur.
Que sont les garde-fous de dépense ?
Une règle qui ajuste la dépense selon l’évolution du portefeuille : si votre taux de retrait s’écarte de plus de 20 % du taux initial, la dépense baisse ou augmente de 10 %, sans jamais passer sous le minimum choisi. Réduire la dépense les mauvaises années améliore nettement la probabilité que l’argent dure, au prix de vivre avec moins pendant un temps.
Garder plusieurs années de dépenses en liquidités aide-t-il ?
Dans les données historiques américaines, non : dans tous les cas testés, avec 60 % à 100 % d’actions, la réserve a laissé le taux de réussite inchangé ou l’a réduit. Elle évite de vendre après une mauvaise année, mais les liquidités rapportent peu et cela pèse davantage sur le long terme. Elle peut se justifier pour la tranquillité, pas pour le rendement.